Logo Portail
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Ca 1100 « traverser en faisant un trou l'épaisseur de quelque chose » (Roland, éd. J. Bédier, 2077);
2. ca 1230 « se frayer un passage » (Chevalier aux deux espées, 9811 ds T.-L. : percier les rens);
3. 1262 fig. (Jean Le Marchant, Miracles N. D. de Chartres, éd. P. Kunstmann, VIII, 54 : Grant douleur le cuer l'en percha);
4. 1262 (Id., ibid., XI, 84 : Le tonnel ont tantout percié);
5. 1342 perçant (du regard) (Jean Bruyant, Chemin de Povreté ds Menagier de Paris, éd. Sté Bibliophiles fr., t. 2, p. 14);
6. 1557 percer de froid (O. de Magny, Souspirs, éd. Courbet, p. 77);
7. av. 1593 « se manifester, apparaître » (Amyot, Du vice et de la vertu, 5 ds Littré);
8. 1606 « passer à travers (de la pluie) » (Nicot);
9. 1636 percer de l'œil (Monet);
10. 1651 percer les oreilles de qqn (de cris) (Scarron, Roman comique, II, 14 ds Littré);
11. 1666 « pénétrer avec l'esprit » (Boileau, Sat., VIII, ibid.);
12. 1680 « sortir (des dents) » (Rich.); d'où 1787 percer ses dents (Fer.);
13. av. 1742 « passer (de la lumière) » (Massillon, Or. fun. Villars ds Littré);
14. 1752 percer qqn (Trév.);
15. 1756 « sortir de la foule, se faire connaître » (Voltaire, Mœurs, 121 ds Littré). Du lat. pop. *pertusiare « percer », dér. de pertusum, supin du class. pertundere « id. », v. aussi pertuis.