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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I.
1. 1re moitié du xiie s. «vertu qui fait supporter les adversités» (Psautier d'Oxford, 51, 5 ds T.-L.); 1174-78 prendre en pacïence (Etienne de Fougères, Le Livre des Manières, éd. R. A. Lodge, 783);
2. 1176 «fait de supporter avec douceur les défauts d'autrui» (Chrétien de Troyes, Cliges, éd. A. Michea, 5731);
3. 1256 «persévérance à faire quelque chose malgré les obstacles» (Jeux-Partis Français, Jehan Bretel a Lambert Ferri, éd. A. Lånfgors, 62, 50, I, 234); 1798 ouvrage de patience (Ac.); 1845-46 jeu de patience (Besch.);
4. 1549 «tranquillité avec laquelle on attend ce qui tarde à venir ou à se faire» (Est.); 1604 prendre patience (Montchrestien, Carthaginois, 119 ds IGLF); 1798 patience d'Allemand (Ac.);
5. 1548 «interjection invitant à prendre patience» (Rabelais, Quart Livre, VI, éd. R. Marichal, p.54).
II.
1. 1752 terme de blason «salamandre représentée dans le feu» (Trév.);
2. 1811, 9 juill. «jeu de cartes» (Stendhal, Journal, t.3, p.287: elle a fait une patience pour voir si je me marierais);
3. 1831, 16 avr. patience à nettoyer les boutons (Arrêté, in P. J. Bemelmans, Recueil administratif, t.3, p.447 ds Quem. DDL t.16);
4. 1868 «appui de stalle sur lequel on peut se reposer lorsqu'on est debout» (Littré). Empr. au lat. patientia «action de supporter, d'endurer».