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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.
1. Fin xe s. «orner» (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 22: Cum cel asnez fu amenaz, De lor mantelz ben l'anb parad); ca 1050 (Alexis, éd. Chr. Storey, 586: D'or et de gemmes fu li sarqueus parez);
2. ca 1225 «vêtir avec soin, élégance» (Gautier de Coinci, Mir. Vierge, éd. V. F. Koenig, II Mir 13, 679);
3. mil. xive s. au fig. se parer de (qqc.) «tirer vanité de (quelque chose)» (Bâtard de Bouillon, éd. R. Fr. Cook, 3781); 1582 id. «s'adjuger (quelque chose) de plus ou moins mérité» (R. Garnier, Bradamante, III, 1, 743 ds Tragédies, éd. W. Foerster, IV, p.33: or' qu'il soit deshonneste De se vouloir parer d'une faulse conqueste).
B. Ca 1170 «préparer, apprêter» (Rois, éd. E. R. Curtius, p.122, 19); spéc.
1. ca 1170 «ôter l'écorce (d'une branche, d'un arbre)» (Marie de France, Lais, éd. J. Rychner, Chèvrefeuille, p.152, 53); ca 1215 «peler (un fruit, etc.)» (Aymeri de Narbonne, 4419 ds T.-L.); 1701 bouch. (Fur.);
2. 1250 «apprêter (une étoffe)» (doc. ds de Poerck t.2, 645);
3. 3e tiers xiiie s. «râcler (du cuir) pour l'amincir» (Merveilles Rigomer, éd. W. Foerster, 15663); 1636 peauss. (Monet);
4. 1552 mar. (Rabelais, Quart Livre, éd. R. Marichal, chap.22, p.117: Pare les couetz. Pare les escoutes. Pare les bolines);
5. 1559 parer les piedz à un cheval (Journal du sire de Gouberville, 8 déc. ds Poppe, p.140).
C. 1432-33 être paré de «être muni de» (Jean Régnier, Les Fortunes et adversitez, éd. E. Droz, p.62, 1668). Du lat. parare «préparer, apprêter, arranger» d'où également en roman «orner», etc. Cf. parer2 et parer3 .