Logo Portail
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1268 «convention en vertu de laquelle les habitants de deux seigneuries pouvaient aller résider l'une dans l'autre sans perdre leur franchise» (Lettre [du Duc de Bourgogne aux Dijonnais] ds Du Cange, s.v. percursus); 1495 bourgeois de parcours (Coutumes de Sens, CXXIII ds Nouv. coutumier gén., éd. Bourdot de Richebourg, III, 493);
2.
a) 1459 «droit appartenant aux habitants de deux communes de faire paître leurs bestiaux sur les vaines pâtures des deux communes» (Coutumes du comté de Bourgogne, CIII, ibid., II, 1202); 1804 droit au parcours et vaine pâture (Code civil, art. 648, p.118);
b) 1848 «terrain sur lequel on fait paître les troupeaux en vertu du droit de parcours» (Chateaubr., Mém., t.1, p.422);
3. 1394 «trajet qu'effectue un être animé» ici en parlant du trajet qu'une bête est obligée de faire dans la chasse aux filets à la haie (Hardouin de Fontaines Guérin, Trésor de vénerie, fol. 21 v° ds Tilander Glanures, p.191); 1963 milit. parcours du combattant (Lar. encyclop.);
4. 1845 «itinéraire fixe suivi par un véhicule» le parcours des omnibus (Besch.); 1855 «trajet que suit une eau courante» (Sand, Hist. vie, t.3, p.35: la rivière, qui dans tout son parcours);
5. 1845 ch. de fer libre parcours (Besch.);
6.
a) 1856 sports «distance réglementaire qu'un concurrent doit parcourir dans une épreuve sportive» ici hippisme (Le Sport, 9 avr. ds Petiot 1982); en partic. 1901 cycl. (L'Auto-vélo, 6, 4, ibid.); 1906 golf (Sports Mod. Illustr., ibid.); 1961 équit. (Encyclop. des Sports, ibid.);
b) d'où 1953 arg. tenir le parcours (Simonin, Touchez pas au grisbi, p.160);
7.
a) 1910 phys. parcours moyen des corpuscules (Mme P. Curie, Radioactiv., t.2, p.55); 1949 libre parcours moyen (Nouv. Lar. univ.);
b) 1963 cybern. retard de parcours (Lar. encyclop.). Francisation d'apr. cours* du b. lat. percursus «action de parcourir», part. passé subst. fém. de percurrere, v. parcourir; empl. surtout en lat. médiév. en partic. au sens 1, dès 1188 et au sens 2, «droit de parcours du bétail, ici des porcs» en 1067-70 (v. Nierm.).