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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1525 «développement explicatif d'un texte» (Lefèvre d'Étaples, Epistre exhortatoire des epistres, N.T., Paris ds Littré : user de paraphrase);
2. 1676 «développement, commentaire verbeux et diffus» (Mme de Sévigné, Corresp., 29 avril, éd. R. Duchêne, t.2, p.278);
3. 1689 «traduction où le texte est amplifié» (R. Simon, Hist. crit. du texte du N.T., I, 326 ds Fonds Barbier, s.v. parasche : une parassa ou section de la paraphrase caldaïque);
4. 1718 «interprétation défavorable» (Ac. : une paraphrase maligne);
5. 1873 mus. «fantaisie écrite sur un air d'opéra» (Lar. 19e, s.v. Liszt : la paraphrase des Patineurs, ballet du Prophète);
6. 1970 ling. (J. Dubois et Fr. Dubois-Charlier ds Langages, déc., n° 20, p.4 ds Quem. DDL t.28). Empr. au lat. paraphrasis et celui-ci au gr. παράφρασις, dér. de παραφράζ «dire la même chose en d'autres termes; altérer le sens», comp. de παρα -(cf. élém. para-1 ) et φραζ «faire comprendre, expliquer, énoncer» (cf. élém. -phrase*). Au sens 6, déjà en angl. en 1964: H. Hiz, The Role of Paraphrase in grammar ds Ducrot-Tod., p.366.