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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1512 «poème dans lequel l'auteur rétracte ce qu'il avait dit dans un poème antérieur» (J. Lemaire de Belges, Les Illustrations de Gaule, livre II, 24 ds OEuvres, éd. J. Stecher, t.2, p.233);
2. 1555 chanter la palinodie (É. Jodelle, OEuvres complètes, éd. E. Balmas, t.1, p.94);
3. 1758 «rétractation, désaveu plus ou moins honteux de ce qu'on avait dit ou fait précédemment» (Voltaire, Le Pauvre diable ds Littré);
4. 1840 plur. «changement d'opinion» (Balzac, OEuvres div., t.3, p.218: les palinodies du Journal des Débats). Empr. au b. lat. palinodia «refrain, rétractation», gr. παλινωδία «chant différent, sur un autre ton; rétractation», comp. de πάλιν «en sens inverse; à l'opposé, au contraire» et de ὠδή «chant». Cf., pour 2, le b. lat. palinodiam canere, de même sens que le français.