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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Verbe intrans.
a) ca 1050 perir « mourir de mort violente ou prématurée » (Alexis, éd. Chr. Storey, 299); 1re moit. du xiie s. « mourir de mort spirituelle » (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, p. 265, 12);
b) 1re moitié du xiie s. « être anéanti (en parlant d'une chose quelconque) » (ibid., p. 251, 4); spéc. 1188 « être détruit (en parlant d'un bateau) » (Florimont, 436 ds T.-L.); 1530 « être anéanti, ruiné, perdu (en parlant d'un État, des affaires publiques, etc.) » (Palsgr., p. 656);
2. verbe trans. 1121-34 « faire périr » (Les plus anc. lap. fr. ds Romania t. 38, p. 509, 817); mil. du xiie s. (Jeu Adam, 374 ds T.-L.);
3. verbe réfl.
a) ca 1165 « se donner la mort » (Troie, 29585, ibid.);
b) fin du 2e tiers du xive s. « être détruit, anéanti (en parlant de la chrétienté) » (Joinville, St Louis, éd. N. L. Corbett, § 61, var. ms. A); fin xive s. (en parlant de la justice, de la foi, etc.) (E. Deschamps, Œuvres, VI, 179, 4 ds T.-L.);
4. part. passé
a) ca 1170 péri « perdu, damné » (M. de France, Lais, Guigemar, 67 ds éd. J. Rychner, p. 7);
b) spéc. fin du xive s. « qui a fait naufrage (en parlant d'un bateau) » (E. Deschamps, op. cit., V, 218, 4 ds T.-L.). Du lat. perīre « s'en aller tout à fait, disparaître, être détruit, anéanti, perdre la vie » qui servait de passif à perdere (perdre*).