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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Début xiie s. «se soumettre à la volonté de quelqu'un» (St Brendan, 151 ds T.-L.: Cumandet eals lui obeir); mil. xiie s. (Psautier d'Oxford, 17, 48, éd. Fr. Michel, p.21: Li poples que je ne cunui servit à mei, en oie de oreile obéit à mei); ca 1165 (Benoît de Sainte-Maure, Troie, 3722 ds T.-L.: Comant e dïe son plaisir, Quar il sont prest de l'obëir);
2. 1377 [ms. xve s.] «en parlant des choses, être soumis à une action» (Lanfranc, f° 28 ds Littré);
3. 1550 «se soumettre aux impulsions de quelque chose» (Ronsard, Hymne de France, 99, éd. P. Laumonier, I, p.29);
4. 1671 «exécuter un mouvement commandé par l'homme» (La Fontaine, Fables, IX, 156, éd. H. Régnier, t.2, p.471). Empr. au lat. oboedire «prêter l'oreille à quelqu'un» d'où «être soumis».