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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Fin xie s. Modle «modèle» (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t.1, 714, p.99); ca 1170 modles (Rois, p.244 ds T.-L.); 1926 «forme fixe en littérature» (le moule de l'alexandrin (Arnoux, Chiffre, p.178);
2.
a) ca 1165 molle «corps creusé dans lequel on verse une substance liquide ou pâteuse qui en se solidifiant garde la forme prise dans la cavité» (Benoît de Sainte-Maure, Troie, éd. L. Constans, 16730); 1678 jetées dans le même moule «qui se ressemblent de façon frappante» (Mme de Sévigné, Lettres, éd. M. Monmerqué, t.5, p.468); av. 1709 faite au moule «bien faite (d'une femme)» (Regnard, Voyage de Normandie ds Œuvres, t.1, p.123); 1718 le moule en est rompu (Ac.);
b) 1737 «ustensile creux employé en cuisine, en pâtisserie» (Nouvelle instruction pour les confitures, p.178);
3.
a) 1260 «modèle plein sur lequel on applique une matière malléable pour qu'elle en prenne la forme» (E. Boileau, Métiers, éd. Depping, 1re part., LXXVIII, p.209);
b) id. molles (le Roy) «modèle légal fixé pour les mailles du filet» (Id., ibid., éd. R. de Lespinasse et F. Bonnardot, XCIX, 5);
c) 1316 «mesure pour le bois de chauffage» (Orden. de l'ost le roy, A.N. JJ 57, f° 57 v° ds Gdf. Compl.);
d) 1664 «forme qu'on recouvre de tissu pour en faire un bouton» (Tarif, 18 sept. ds Littré). Empr. au lat. modulus «mesure».