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Voir également: mortel, mortelle, nom 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Sens passif «sujet à la mort»
1. fin xe s. om mortal (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 339); ca 1160 subst. plusor mortal (Eneas, 2285 ds T.-L.);
2. ca 1050 la mortel vithe (St Alexis, éd. Chr. Storey, 63);
3. 1269-78 richeces mortex (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 5227).
B. Sens actif
1. ca 1100 «qui souhaite la mort, qui porte la mort» sun mortel enemi (Roland, éd. J. Bédier, 461); ca 1120-50 mortel serpent [Satan] (Grant mal fist Adam, I, 2 ds T.-L.); 1155 mortel tirant (Wace, Brut, 6131, ibid.);
2. ca 1100 une mortel bataille (Roland, 658); id. mortel rage (ibid., 747); 1155 mortel häine (Wace, op. cit., 14410, ibid.) 1er quart xiiie s. relig. chrét. pekié mortal (Renclus de Molliens, Miserere, 71, 1, ibid.);
3. 1572 mortel poison (Amyot, Hommes illustres, Pompée, 50, éd. Gérard-Walter, t.2, p.261 ds Œuvres).
C. «de mort, concernant la mort» 1130-40 cri mortel (Geoffroi Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 4421: Li reis criad un cri mortel, L'aneme s'en vait ...); 1174-87 lit mortel (Chrétien de Troyes, Perceval, éd. F. Lecoy, 4816). Empr. au lat. mortalis «sujet à la mort, périssable; humain, mortel; des mortels» — subst. «être humain» — ; «mortel, qui donne la mort», spéc. mortale crimen, mortalia delicta «péché mortel» dans la lang. chrét.