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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) 1re moitié du xiie s. miserie «malheur, disgrâce, état malheureux» (Psautier Oxford, 39, 2 ds T.-L.); ca 1165 misere (Benoît de Ste-Maure, Troie, 25073, ibid.);
b) 1690 collier de misère (Fur);
c) 1849 misère de moi! (Flaub., Tentation, p.481);
2.
a) début xive s. «souffrances physiques» (Guillaume de Saint-Pathus, Miracles de Saint Louis, éd. Percival B. Fay, LII, 39);
b) 1798 lit de misère (Ac.); 1868 faire des misères à qqn (Littré);
3. ca 1460 «la faiblesse et le néant de l'homme» (Chastellain, Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t.1, p.2);
4.
a) 1611 «extrême pauvreté, privation des choses nécessaires à la vie» (Cotgr.);
b) 1676 crier misère (Mme de Sévigné, Lettre à Mme de Grignan, 21 juin ds Lettres de Mme de Sévigné, éd. Ad. Régnier, t.4, p.498);
5. av. 1710 «les gens qui sont dans la misère» (Fléchier, Aiguillon ds Littré);
6.
a) 1677 «action, chose moralement petite» (Mme de Sévigné, op. cit., 22 oct., éd. citée, t.5, p.374);
b) av. 1719 «bagatelle, chose de peu d'importance» (Mme de Maintenon, Lettre à M. d'Aubigné ds Littré). Empr. au lat. miseria «malheur, adversité, souci, peine», dér. de miser «misérable, malheureux».