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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Ca 1100 mençunge «affirmation contraire à la vérité» (Roland, éd. J. Bédier, 1760); ca 1160 mençonge (Eneas, éd. J. J. Salverda de Grave, 1557); 1188 mensonge (Aimon de Varennes, Florimont, 862 ds T.-L.); 1694 mensonges officieux (Ac.); 1826 pieux mensonge (Stendhal, Souvenirs d'un gentilhomme italien ds Romans et nouvelles, éd. H. Martineau, p. 1175); 1874 théol. mensonge joyeux (Lar. 19e);
2. 1re moitié du xiie s. «illusion, ce qui est trompeur» (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, 4, 2). D'un lat. pop. *mentionica, dér. du b. lat. mentio «mensonge» (vie s. ds Du Cange et TLL), qui paraît plutôt continuer le lat. class. mentio «mention» (d'où «mention mensongère»: Pensomeni discuntur fallaces qui rem aliquam mentionibus conantur adserere ut diximus de philosophis qui dicunt sidicomentarii et mentitur uerum dico ds CGL, p. 38, 18), qu'être issu par haplologie de *mentitio, de mentitus, part. passé de mentiri «mentir»; un autre type *mentionia est supposé par l'ital. menzogna, a. fr. mensoigne (v. FEW, 6, 1, p. 738b-739). Mensonge est du genre fém. jusqu'au début du xviie s., ensuite masc. (on le trouve une 1re fois au masc. en 1530, Palsgr., p. 239), peut-être sous l'infl. de songe*, avec lequel il est lié, dans la litt., dès le xiie siècle.