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Voir également: matin, adverbe 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I. Subst.
1. fin xe s. «commencement de la journée» (La Passion, éd. A. S. Avalle, 201); 1100 al matin (Roland, éd. J. Bédier, 2845); 1480 de bon matin (Compt. de tut., f° 60a, A. Finistère ds Gdf. Compl.); 1540 de grand matin (Est.);
2. 1225 «(dans le décompte des heures) espace de temps qui va de minuit à midi» (Gautier de Coinci, Miracle Nostre Dame, I, Pr. 1, 256, éd. V. F. Koenig, I, p.15: Ains soneroit le matin tierce);
3. début xve s. «espace de temps compris entre le point du jour et l'heure de midi» (Nicolas de Baye, Journal, I, 4, 1. 140 ds IGLF : ce jour, 27 août 1405 a matin et après disner); 1585 un beau matin (N. du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, II, p.191); id. un de ces matins (Id., ibid., p.366);
4. 1568 «début» (R. Garnier, Antigone, 646, III, p.26 ds IGLF : Le matin fut leur jeunesse, le midy leur age mur).
II. Adv. ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 2601). Du lat. matutinum, adj. neutre subst. tiré de matutinum tempus «temps du matin»; le fr. matin a éliminé l'a. fr. main (1100, Roland, éd. J. Bédier, 667), du lat. mane.