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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I. [Ca 1265 maistral coverture (Brunet Latin, Trésor, éd. Carmody, III, 28, p. 240]
1. ca 1405 «digne d'un maître» ryme magistrale et parfaicte (Jacques Legrand, Des Rimes ds Rec. d'Arts de Seconde Rhétorique, éd. E. Langlois, p. 3);
2. 1495 «qui appartient à un maître» chaiere magistrale (Jean de Vignay, Mir. Hist., 32, 75 ds Delb. Notes mss);
3. 1574 pharm. «qui se confectionne d'après l'ordonnance d'un médecin» sirop magistral (ds B. de la Soc. Hist. de Paris et Ile de France, t.34, p. 40);
4. 1580 «qui tient du maître» gravité et contenance magistrale (Montaigne, Essais, éd. P. Villey, I, 51, t.1, p.306).
II. 1752 (ligne magistrale (Trév. : Les Ingénieurs appellent ligne magistrale, le principal trait qu'ils tracent sur le terrein ou sur le papier, pour représenter iconographiquement le plan d'une ville, d'une fortification); 1867 subst. fém. la magistrale (Littré : terme de fortification par lequel on désigne le couronnement de la maçonnerie de l'escarpe). Empr. au lat. tardif magistralis.