1. Ca 1050 «serviteur» (Alexis, éd. Chr. Storey, 324); d'où 1170 «ouvrier, artisan» (Rois, éd. E. R. Curtius, II, 21, 19, p.101); en a. et m. fr. seulement;
2. 1170 «poète ou musicien allant de château en château, chantant des vers ou récitant des fabliaux» (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 1984); le mot disparaît av. le xvie s. et est repris comme terme d'hist. ds Boiste 1800. Du b. lat. ministerialis (lui-même du lat. class. ministerium «fonction de serviteur, service» dér. de minister «serviteur») «chargé d'un service» d'où le sens en a.fr. de «serviteur, artisan» qui se maintient jusqu'au xive siècle.
2. 1170 «poète ou musicien allant de château en château, chantant des vers ou récitant des fabliaux» (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 1984); le mot disparaît av. le xvie s. et est repris comme terme d'hist. ds Boiste 1800. Du b. lat. ministerialis (lui-même du lat. class. ministerium «fonction de serviteur, service» dér. de minister «serviteur») «chargé d'un service» d'où le sens en a.fr. de «serviteur, artisan» qui se maintient jusqu'au xive siècle.