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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Subst.
1. Ca 1155 mat «coup par lequel le roi est mat» (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 10560 [var. ms. xiiie s.]: Au geu del mat);
2. ca 1224 dire eschec et mat fig. (Gautier de Coinci, Miracles de Nostre-Dame, éd. V. F. Koenig, t.1, p.14, 231 [I Pr. 1]); 1316 faire eschec et mat à (Geffroy de Paris, Chron. métrique, 1762 ds T.-L.); 1609 avoir un escheq et mat (Régnier, Satire [X], 294, éd. G. Raibaud, p.144).
B. Adj. ca 1195 (Ambroise, Guerre sainte, 6661 ds T.-L.: Et tote l'ëust el feit mate); 1176-81 «se dit du joueur dont le roi est mat» ici au fig. (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 2578: maz et haves [cf. Z. rom. Philol. t.5, p.97]). Tiré de l'expr. échec et mat, empr. à l'ar. as-sāh māt(a) «le roi est mort» (as-, forme assimilée de l'art. déf. al- ; sāh «roi, dans le jeu d'échecs», empr. au persan sāh «roi», v. schah ; māta «il est mort»).