1578 (H. Estienne, Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé, éd. P. Ristelhuber, t. 1, p. 116 : Car de Lesto ils [ceux qui veulent italianiser] font Leste [en it. ds le texte]);
1. 1584 lest « élégant, plein de grâce » (G. Bouchet, 3e Seree, I, 86 ds Hug.);
2. 1585 « agile, bien équipé » (N. du Fail, Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 297 : une armee bien leste);
3. 1611 « prompt, vif » (Cotgr.); d'où 1867 avoir la main leste (Littré);
4. 1765 « qui ne se soucie guère des principes, des convenances » (Encyclop.). Empr. à l'ital. lesto, attesté aux sens de « rapide, agile » dep. 2e moitié du xve s. (Canti Carnascialeschi ds Batt.), « bien équipé » dep. 2e moitié du xvie s. (Ammirato, ibid.), d'orig. incertaine : à l'orig. germ. proposée par EWFS1-2, REW3 n° 5083a, Bl.-W.2-5 et FEW t. 16, p. 469 (l'ital. lesto est issu du longobard *list « ruse », alors que l'esp. listo, le port. lesto et le cat. llest sont issus de la forme got. correspondante) s'opposent des difficultés chronol. (la plus anc. des formes romanes, le cat. llest, n'est pas antérieure au XVe s.), et phon. (l'étymon got. n'explique pas le i de la forme esp.); v. G. Colón ds Z. rom. Philol. t. 78, pp. 78-81.
1. 1584 lest « élégant, plein de grâce » (G. Bouchet, 3e Seree, I, 86 ds Hug.);
2. 1585 « agile, bien équipé » (N. du Fail, Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 297 : une armee bien leste);
3. 1611 « prompt, vif » (Cotgr.); d'où 1867 avoir la main leste (Littré);
4. 1765 « qui ne se soucie guère des principes, des convenances » (Encyclop.). Empr. à l'ital. lesto, attesté aux sens de « rapide, agile » dep. 2e moitié du xve s. (Canti Carnascialeschi ds Batt.), « bien équipé » dep. 2e moitié du xvie s. (Ammirato, ibid.), d'orig. incertaine : à l'orig. germ. proposée par EWFS1-2, REW3 n° 5083a, Bl.-W.2-5 et FEW t. 16, p. 469 (l'ital. lesto est issu du longobard *list « ruse », alors que l'esp. listo, le port. lesto et le cat. llest sont issus de la forme got. correspondante) s'opposent des difficultés chronol. (la plus anc. des formes romanes, le cat. llest, n'est pas antérieure au XVe s.), et phon. (l'étymon got. n'explique pas le i de la forme esp.); v. G. Colón ds Z. rom. Philol. t. 78, pp. 78-81.