1. 1re moitié xiie s. « trouvaille dans la façon d'agir, trouvaille merveilleuse, merveille » (Ps. Cambridge, éd. Fr. Michel, Canticum Ysaie, 5, p. 263 : faites cuneüdes en puples les sues invenciuns [adinventiones ejus]);
2.
a) 1270 relig. le jor de l'invencion sainte Croix (Gondrec. I, 6, A. Meurthe ds Gdf. Compl.);
b) av. 1514 « action de découvrir quelque chose (en général) » (Lemaire de Belges, Couronne margaritique IV, 139 ds Hug. : linvention de ceste gemme);
3. « ce qui est inventé »
a) 1431 péj. « fable, mensonge » (ds Isambert, Recueil gén. des anc. lois fr., t. 8, p. 707 : inventions laidengeuses);
b) ca 1501 « création, trouvaille littéraire » (Jardin de Plaisance, éd. de A. Vérard, f° 223 v° , reprod. S.A.T.F., t. 1);
4. « action d'inventer »
a) 2e moitié xve s. « action, fait d'inventer, d'imaginer » ici, en mauvaise part : substitution de Jacob à Esaü par Rebecca (Mistere du Vieil Testament, éd. J. de Rothschild, 12863);
b) 1530 « action de créer, de découvrir quelque chose de nouveau » (Palsgr., p. 220 a); 1588 l'invention de nostre artillerie (Montaigne, Essais, III, VI, éd. A. Thibaudet et M. Rat, p. 886);
5. 1595 « faculté de créer, d'imaginer » (Id., op. cit., I, XXVI, éd. citée, p. 174 : l'apprehension tardive, l'invention lasche). Empr. au lat. inventio « action de découvrir, de trouver, découverte (spéc. au Moy. Âge Inventio Sanctae Crucis [3 mai] « fête rappelant la découverte de la croix du Christ » ca 530 ds TLL s.v., 151, 70, v. aussi Blaise Latin. Med. Aev.); faculté d'invention, invention, rhét.; action d'inventer ». 1 est la trad. du lat. chrét. adinventio ds Is., 12, 4 [5] (cf. l'a. fr. adinvencion « id. » 1re moitié xiie s. Ps. Oxford, éd. Fr. Michel, 76, 12 [et adinventiones tuas loquar]), terme qui connaît aussi l'emploi péj. de « trouvaille mauvaise, machination, mensonge, ruse » (d'où le m. fr. adinvention 1350, G. Li Muisis, Poésies, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 1, p. 275).
2.
a) 1270 relig. le jor de l'invencion sainte Croix (Gondrec. I, 6, A. Meurthe ds Gdf. Compl.);
b) av. 1514 « action de découvrir quelque chose (en général) » (Lemaire de Belges, Couronne margaritique IV, 139 ds Hug. : linvention de ceste gemme);
3. « ce qui est inventé »
a) 1431 péj. « fable, mensonge » (ds Isambert, Recueil gén. des anc. lois fr., t. 8, p. 707 : inventions laidengeuses);
b) ca 1501 « création, trouvaille littéraire » (Jardin de Plaisance, éd. de A. Vérard, f° 223 v° , reprod. S.A.T.F., t. 1);
4. « action d'inventer »
a) 2e moitié xve s. « action, fait d'inventer, d'imaginer » ici, en mauvaise part : substitution de Jacob à Esaü par Rebecca (Mistere du Vieil Testament, éd. J. de Rothschild, 12863);
b) 1530 « action de créer, de découvrir quelque chose de nouveau » (Palsgr., p. 220 a); 1588 l'invention de nostre artillerie (Montaigne, Essais, III, VI, éd. A. Thibaudet et M. Rat, p. 886);
5. 1595 « faculté de créer, d'imaginer » (Id., op. cit., I, XXVI, éd. citée, p. 174 : l'apprehension tardive, l'invention lasche). Empr. au lat. inventio « action de découvrir, de trouver, découverte (spéc. au Moy. Âge Inventio Sanctae Crucis [3 mai] « fête rappelant la découverte de la croix du Christ » ca 530 ds TLL s.v., 151, 70, v. aussi Blaise Latin. Med. Aev.); faculté d'invention, invention, rhét.; action d'inventer ». 1 est la trad. du lat. chrét. adinventio ds Is., 12, 4 [5] (cf. l'a. fr. adinvencion « id. » 1re moitié xiie s. Ps. Oxford, éd. Fr. Michel, 76, 12 [et adinventiones tuas loquar]), terme qui connaît aussi l'emploi péj. de « trouvaille mauvaise, machination, mensonge, ruse » (d'où le m. fr. adinvention 1350, G. Li Muisis, Poésies, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 1, p. 275).