I. 1302 trans. « imputer à tort » (Cart. de S.-Bertin, IV, 5, Guérard ds Gdf.); 1536 [éd.] id. « faire croire une chose fausse » (Calvin, Instit. chrétienne, éd. J.-D. Benoit, III, XVI, § 1); 1596 intrans. « faire accroire, tromper » (Hulsius).
II.
1.
a) 1370-72 « frapper d'une peine » (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, fol. 27c : Les painnes que l'en impose a ceulz qui pechent);
b) xive s. [ms.] « faire subir, faire accepter par contrainte » ces charges furent ... imposees (Bersuire, Trad. de T. Live, ms. B.N. fr. 20312 ter, f° 21 verso ds Littré);
c) 1342 imposer par jugement ... silance ... ausdiz acuseurs et denonceurs (A.N. JJ 74, f° 7 v° ds Gdf. Compl., s.v. silence); 1358 imposer silance à son procureur (Lett. de remission, Bibl. des ch., 5e série, t. 1, p. 82 ds Littré);
2.
a) 1332, 29 janv. impouser a qqn « soumettre quelqu'un à un impôt » (Ord., XII, 15 ds Gdf. Compl., s.v. emposer); 1422 imposer qqn « frapper d'un impôt » (Doc. dans Livre Roisin, éd. Brun-Lavainne, p. 192 ds T.-L.);
b) 1690 « lever un tribut sur les marchandises » (Fur.);
3. 1552 « se faire une obligation de » (Du Bellay, Enéide, livre III, 717, éd. H. Chamard, t. 6, p. 257);
4.
a) 1564 trans. « faire accepter par une pression morale » (Calvin, op. cit., IV, X, § 1 : on ne doit imposer nécessité aux consciences ès choses desquelles elles sont affranchies par Iesus-Christ);
b) 1715 id. « faire une forte impression, commander le respect, l'admiration » imposant part. prés. adj. un air imposant (Lesage, Gil Blas, II, III ds Rob.);
c) 1735 en imposer (Marivaux, Marianne, 4e part. ds Littré);
d) 1828 pronom. « faire reconnaître son ascendant moral ou intellectuel » (Guizot, Hist. civilisation, 4e leçon, p. 25);
e) 1732 « impressionner par son importance » en partic. part. prés. adj. un faste imposant (Volt., Zaïre, IV, 5 ds Littré); 1825 « qui est important » une majorité imposante (Brillat-Sav., Physiol. goût, p. 25); en partic. 1855 qui est de forte corpulence l'imposante matrone (Nerval, Bohême gal., p. 145);
5. 1664 « contraindre quelqu'un à admettre une personne indésirable » (Racine, Thébaïde, III, 4); 1829 pronom. « se faire accepter par contrainte » (Boiste).
III.
1. 1499 imposer un nom « désigner par un nom spécial » (ds FEW t. 8, p. 64a et b); cf. 1567 (Amyot, Démosth., 6 ds IGLF : ce surnom luy fut imposé);
2. 1530 « poser, mettre sur » (Palsgr., p. 602 : Il ma imposé une grant charge); en partic. 1541 imposer les mains (Calvin, op. cit., IV, XVI, § 7);
3. 1690 impr. (Fur.). Empr. au lat. imponere « placer sur; donner une charge à quelqu'un; imposer un tribut; abuser, tromper » francisé d'apr. poser*; d'abord en a. fr. emposer « poser, mettre sur » 1re moitié xiie s. (Psautier Cambridge, 50, 20 ds T.-L.), en partic. emposer [un] num 1119 (Ph. de Thaon, Comput, 554, ibid.) puis imposer par latinisation du préf. (FEW t. 8, 64 a et 74 a).
II.
1.
a) 1370-72 « frapper d'une peine » (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, fol. 27c : Les painnes que l'en impose a ceulz qui pechent);
b) xive s. [ms.] « faire subir, faire accepter par contrainte » ces charges furent ... imposees (Bersuire, Trad. de T. Live, ms. B.N. fr. 20312 ter, f° 21 verso ds Littré);
c) 1342 imposer par jugement ... silance ... ausdiz acuseurs et denonceurs (A.N. JJ 74, f° 7 v° ds Gdf. Compl., s.v. silence); 1358 imposer silance à son procureur (Lett. de remission, Bibl. des ch., 5e série, t. 1, p. 82 ds Littré);
2.
a) 1332, 29 janv. impouser a qqn « soumettre quelqu'un à un impôt » (Ord., XII, 15 ds Gdf. Compl., s.v. emposer); 1422 imposer qqn « frapper d'un impôt » (Doc. dans Livre Roisin, éd. Brun-Lavainne, p. 192 ds T.-L.);
b) 1690 « lever un tribut sur les marchandises » (Fur.);
3. 1552 « se faire une obligation de » (Du Bellay, Enéide, livre III, 717, éd. H. Chamard, t. 6, p. 257);
4.
a) 1564 trans. « faire accepter par une pression morale » (Calvin, op. cit., IV, X, § 1 : on ne doit imposer nécessité aux consciences ès choses desquelles elles sont affranchies par Iesus-Christ);
b) 1715 id. « faire une forte impression, commander le respect, l'admiration » imposant part. prés. adj. un air imposant (Lesage, Gil Blas, II, III ds Rob.);
c) 1735 en imposer (Marivaux, Marianne, 4e part. ds Littré);
d) 1828 pronom. « faire reconnaître son ascendant moral ou intellectuel » (Guizot, Hist. civilisation, 4e leçon, p. 25);
e) 1732 « impressionner par son importance » en partic. part. prés. adj. un faste imposant (Volt., Zaïre, IV, 5 ds Littré); 1825 « qui est important » une majorité imposante (Brillat-Sav., Physiol. goût, p. 25); en partic. 1855 qui est de forte corpulence l'imposante matrone (Nerval, Bohême gal., p. 145);
5. 1664 « contraindre quelqu'un à admettre une personne indésirable » (Racine, Thébaïde, III, 4); 1829 pronom. « se faire accepter par contrainte » (Boiste).
III.
1. 1499 imposer un nom « désigner par un nom spécial » (ds FEW t. 8, p. 64a et b); cf. 1567 (Amyot, Démosth., 6 ds IGLF : ce surnom luy fut imposé);
2. 1530 « poser, mettre sur » (Palsgr., p. 602 : Il ma imposé une grant charge); en partic. 1541 imposer les mains (Calvin, op. cit., IV, XVI, § 7);
3. 1690 impr. (Fur.). Empr. au lat. imponere « placer sur; donner une charge à quelqu'un; imposer un tribut; abuser, tromper » francisé d'apr. poser*; d'abord en a. fr. emposer « poser, mettre sur » 1re moitié xiie s. (Psautier Cambridge, 50, 20 ds T.-L.), en partic. emposer [un] num 1119 (Ph. de Thaon, Comput, 554, ibid.) puis imposer par latinisation du préf. (FEW t. 8, 64 a et 74 a).