1653 (Scarron, Virgile travesti, L. VII, p. 446 : Elle contrefit l'Imbriaque). Empr. soit au prov. embria(c) (a. prov. ebriac, embriaic, xiie -xve s., v. Lévy Prov. et Rayn.), soit à l'ital. imbriaco (xive s. d'apr. DEI, s.v. imbriacare), soit à l'esp. embriago (xiiie s. ds Cor., s.v. embriagar), formes issues du b. lat. ebriacus « ivre », cf. ivraie et où le i- initial s'explique par l'influence fermante du m si le mot vient du provençal, ou par l'italien où tout e- en syllabe initiale donne i. Pour ce qui est de em-, im-, il s'agit d'une substitution du préfixe in-/en- à l'initiale e-. (FEW, t. 3, p. 200b, v. aussi Cor., loc. cit.).
Voir également: imbriaque, nom masculin