[Fin xie s. g [u] esde « nom du pastel (plante), teinture extraite de cette plante » (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D.S. Blondheim, t. 1, n° 573)]; ca 1165 waide technol. ([Chr. de Troyes], Guill. d'A., éd. M. Wilmotte, 2244). Empr. au germ. * waizda- « guède » (et non du frq. où le -z- disparaît ou devient -r-), que l'on peut restituer d'apr. l'a. h. all. weit « id. », m. néerl. weed « id. », all. Waid « id. » et qui a succédé au lat. class. vitrum « pastel ou guède, plante donnant une couleur bleue » et au gr. ἴσατις « id. ». Le mot est attesté en Gaule dès le viiie s. sous la forme latinisée waisdo ds le Capitulare de villis, cf. FEW t. 17, p. 479a.