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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Intrans.
1. 1317 [date ms.] « devenir gros, s'enfler » (ici en parlant d'un cours d'eau) (Fierabras, var. ms. Vatican Chr. 1616, f° 64b ds Gdf. Compl.);
2. 1644-45 au fig. ici en parlant de la colère comparée à un torrent (Corneille, Rodogune, IV, 3); 1662 « s'amplifier » (Id., Sertorius, I, 1).
B. Trans.
1. 1368 réfl. « devenir plus considérable » (Lett. de Ch. V, G. 4063, A. Seine-Inférieure ds Gdf. Compl.);
2.
a) mil. xvie s. « rendre plus intense, plus fort (concrètement) » grossir sa voix (Amyot, César, 46 ds Littré);
b) mil. xvie s. « rendre plus intense, amplifier » ici, le courage de quelqu'un (Du Bellay, Œuvres poétiques, éd. H. Chamard, VI, 344 ds IGLF);
3.
a) 1580 « faire paraître plus important, amplifier, exagérer » (Montaigne, Essais, I, XX, éd. A. Thibaudet, p. 115);
b) 1671 « faire apparaître plus gros par un procédé optique » (Pomey d'apr. FEW t. 4, p. 275a);
4. 1595 « rendre plus gros, plus volumineux » (Montaigne, Essais, I, XXVI, éd. A. Thibaudet, p. 190);
5. 1647 « apporter du renfort à, rendre plus puissant en se joignant à » (Corneille, Heraclius, I, 3). Dér. de gros1 *, grosse adj.; dés. -ir.