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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Loc. adv.
a) ca 1100 les galos « avec précipitation, au galop » (Roland, éd. J. Bédier, 731 : lé galops e les salz);
b) 1585 au (grand) galop « id. » (Noël du Fail, Contes et Discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 94);
2. ca 1165 « allure la plus rapide du cheval et de certains autres équidés » (B. de Ste-Maure, Troie, 8685 ds T.-L.);
3.
a) 1829 « ancienne danse au mouvement très vif » (Journal des dames, p. 109 ds Fr. mod. t. 15, p. 135);
b) 1835 « air sur lequel se faisait cette danse » (Ac.);
4. pathol. bruit de galop [1847, Bouillaud ds Garnier-Del.]; 1878 (P. Lucas-Champonnière in Journ. de méd. et de chir. pratiques, XLIX, 104 ds Quem. DDLt. 8). Soit déverbal de galoper* (de *wala hlaupan), soit d'apr. Knobloch ds les Mélanges Kuryłowicz, p. 173-4, d'un frq. *walhlaup « la course vers le champ de bataille d'un cavalier et d'un fantassin, ce dernier se tenant à la crinière du cheval »; ce mode de combat déjà attesté du temps de César et jusqu'à Ammien Marcellin (ive s.), s'étant répandu à travers toute l'Europe et ayant été adopté par les contingents germains des armées romaines. Le frq. *walhlaup est composé de wal « champ de bataille » (cf. a. h. all. wal « id. »; a. nord. val « morts sur le champ de bataille ») et de *hlaup « saut, course » (cf. a. h. all. hlauf « course »; m. h. all. louf « course, cours »; all. Lauf « id. »). Cf. DEAF, s.v. galop, col. 102-103.