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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) Fin ixe s. trans. « chercher à éviter quelqu'un, quelque chose » ici « renoncer à quelque chose » (Eulalie, 14 ds Henry Chrestomathie : Qued elle fuiet lo no christiien);
b) 1538 « échapper à l'intelligence, à la mémoire » (Est.);
2.
a) ca 1100 intrans. « s'éloigner à la hâte pour éviter quelqu'un » (Roland, éd. J. Bédier, 1255);
b) 1176-81 « céder, fléchir par l'effet d'un contact, d'un poids » (Chr. de Troyes, Chevalier Lyon, éd. M. Roques, 3512);
c) 1549 « se dérober devant quelque chose » (Est.);
d) 1640 « (d'une chose) s'éloigner rapidement » un jour qui fuit (Corneille, Horace, III, 1);
e) 1704 « se prolonger en arrière par perspective » (Trév.) ; 1805 « être incliné en arrière » l'arc du menton va en fuyant en arrière (Cuvier, Anat. comp., t. 3, p. 17);
f) 1762 ce vase fuit (Ac.). D'un lat. pop. *fūgīre, class. fŭgĕre « fuir, s'enfuir ».