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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) ca 1165 forrer « doubler, garnir un vêtement avec de la fourrure » (B. de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 1233 et 13335);
b) 1228 fourré « garni intérieurement de confitures, de farces, etc. » (J. Renart, G. de Dole, éd. F. Lecoy, 1513);
c) fin xive s. se fourrer « se garnir d'habits bien chauds » (E. Deschamps, Œuvres, éd. Queux de St Hilaire et G. Raynaud, t. VII, 55);
d) 1464 orfèvr. [de pièces en métal vil couvert d'une fine couche d'or] (Maistre Pierre Pathelin, éd. R. T. Holbrook, 339);
e) 1691 « recouvrir un cordage de bandes de toiles goudronnées, de fil de caret pour le préserver du frottement » (Ozanam);
2.
a) 1480 fourrer « mettre, faire entrer comme dans un fourreau » (G. Coquillart, Les Droitz nouveaulx ds Œuvres, éd. M. J. Freeman, 1037);
b) 1419-22 se fourrer « se mettre, se placer quelque part » (Chastellain, Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 1, p. 293, 15). Dér. de fuerre « fourreau » (fourreau*) ; dés. -er.