1542 facquin « portefaix » (Rabelais, Gargantua, éd. Marty-Laveaux, chap. 2, p. 14); 1558 péj. (Du Bellay, Regrets ds Œuvres, éd. H. Chamard, t. 2, p. 131). Prob. dér., à l'aide du suff. -in*, du m. fr. facque « poche » (compagnons de la facque « voleurs », 2e moitié xve s., G. Chastellain, Chron., éd. Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 422) encore attesté dans les dial. et prob. empr. au m. néerl. fac « espace clos, compartiment » (Verdam). L'ital. facchino, bien qu'attesté dep. 1442 (lat. médiév. de Venise fakinus d'apr. DEI), est prob. empr. au fr. car l'ital. n'a pas le mot corresp. à facque ; en outre, fr. faquin est prob. antérieur à 1542 : cf. esp. faquin, attesté dep. 1445 et qui lui est empr. (v. Cor.).