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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1566 enstacatte « enceinte, champ clos » (Chaumeau, Hist. de Berry, 239 d'apr. A. Delboulle ds R. Hist. litt. Fr. t. 12, p. 141); apr. 1578 estaquade (Brantôme, Discours sur les duels, VI, 252 ds Hug.);
2. 1585 estacada, estacade « digue servant à fermer le passage d'un chenal » (Granvelle, Corresp., t. 12, p. 69 ds Herb., p. 77), attest. isolée; 1671 estacade (Pomey). Empr. : — soit, avec infl. des représentants de l'a. b. frq. stakka (a. fr. estache, ca 1100, Roland, estaque « pieu, poteau », v. FEW t. 17, pp. 195b-196a), à l'ital. steccata « enceinte, palissade » (à l'orig. du fr. stec(c)ade, fin xvie et début xviie s.) attesté dep. le xvie s. (Baldini d'apr. DEI), forme fém. de steccato « id. », dér. de stecca « bâton, pieu », du got. *stikka « id. » (v. FEW t. 17, p. 231); — soit à l'esp. estacada (dep. 1492, Nebrija d'apr. Cor.), dér. de estaca « pieu », du got. *stakka ; les formes supra 1566 et 1585 sont respectivement empr. à l'ital. et à l'espagnol.