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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Trans.
1.
a) 2e moitié xe s. « venir dans, pénétrer » (St Léger, éd. J. Linskill, 141);
b) 2e moitié xe s. « se placer dans, devenir membre de (ici, un monastère) » (ibid., 66);
c) 1605 « entrer dans la composition de, faire partie de » (Montchrestien, Hector, éd. Petit de Julleville, Tragédies, p. 57 ds IGLF);
d) 1662 « prendre part à, partager (des projets, un dessein, une opinion) » (La Rochefoucault, Mémoires, éd. Ad. Régnier, t. 2, p. 163);
2.
a) ca 1100 « aborder, entamer » (Roland, éd. J. Bédier, 660 : Pois est munted, entret en son veiage);
b) ca 1165 au fig. « venir en l'état de, se mettre dans » ([Chr. de Troyes], Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 2556 : S'entre en un si tres grant penser);
c) ca 1275 entrer en matière (Adenet Le Roi, Enfances Ogier, éd. A. Henry, 53);
3. ca 1119 a. fr. « commencer (temporel) » (Ph. de Thaon, Comput, 2924 ds T.-L.).
B. Trans. xiiie s. « faire entrer » (Renart, I, 2926 ms. A d'apr. G. Tilander, Lexique du Roman de Renart, 64), attest. isolée; 1615 (A. de Montchrétien, Traicté, 205 ds Kuhn, p. 31 : On les a entrées au Royaume). Du lat. class. intrare « entrer, pénétrer » au propre et au figuré.