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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
Fin xie s. judéo-fr. « greffer » (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, p. 47); 1er quart xiiie s. fig. (Reclus de Molliens, Carité, 169, 6, ds T.-L. : [Carités] ... en son cuer autrui mal ente). Du lat. vulg. impŭtare « greffer » attesté dans les gloses (TLL s.v. imputare, 732, 64) dér. de inpotus « greffe, ente » attesté ds la Loi Salique (loc. cit. 733, 29 [lire inputōs]) formé à partir du gr. ἔμφυτος « implanté »; le mot (le φ gr. étant rendu par p et non par f) s'est probablement transmis avec la pratique de la greffe par l'intermédiaire des colonies grecques de Provence avant la venue des Romains en Gaule.