xiiie s. ms. franco-prov. colobion « vêtement sans manches (porté gén. par les moines) » (Pass. S. Barthol. Richel. 818, f° 184 r° ds Gdf.); 1374 calobian (J. Goulain, Ration., Richel. 437 xive s. f° 80e, ibid.); 1432 subst. fém. calobe (Lit. remiss. ex Reg. 175 Chartoph. reg. ch. 174 ds Du Cange), attest. isolées; 1598 colobe (Ph. de Marnix, Differ. de la Relig., I, IV, 5 ds Hug.). Empr. au b. lat. colobium désignant une sorte de tunique à manches courtes ou sans manches qui fut adoptée par les prêtres chrétiens, le terme s'étant spécialisé en lat. chrét. surtout pour désigner un vêtement de moine (Blaise); le lat. est empr. au gr. κολόϐιον « tunique sans manches ou à manches courtes », de κολοϐόω « mutiler, tronquer ».