Ca 1150 « terre inculte, lande, plateau désert » (Roman de Thèbes, 4323 ds T.-L.); en usage dans le nord-est et le centre de la France (Vosges, Jura, Massif Central, v. FEW t. 2, p. 100b et 101a) au sens de « haut plateau dénudé dans une montagne ». Du b. lat. calma « haut plateau dénudé », ann. 663 (D. Merov. n° 41 ds Nierm.) relevé dès le vie s. sous la forme calmis (Grégoire de Tours, Hist. Franc., VI, 29 ds J. Hubschmid, Alpenwörter, p. 47, n° 17) attesté tant comme subst. que comme topon. dans l'ensemble du domaine gallo-roman, la Catalogne et l'Italie (Hubschmid, loc. cit.). Ce lat. est dér. d'un rad. *calm qui a dû signifier « plateau rocailleux ou rocheux » (cf. le ligure carmo « montagne, sommet », L.-F. Flutre, Recherches sur les éléments prégaulois dans la topon. de la Lozère, Paris, Belles-Lettres, 1957, p. 66) et pour l'orig. duquel plusieurs hyp. ont été avancées (Dauzat Topon., p. 97 et 100; A. Longnon, Noms de lieux, Paris 1920-1929 § 34; Kurylowicz, Mélanges Vendryes, Paris 1925, p. 212, rem. 2; Flutre, loc. cit. ; FEW t. 2, p. 101). V. aussi A. Thomas ds Romania, t. 21, p. 9; Thomas (A.) Essais 1897, p. 13.