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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
Début xiiie s. (G. Le Clerc, Bestiaire, 2479 ds T.-L. : Par le chäas [c(h)asse leçon des mss D et F] d'une aiguillette); xiiie s. cas (D'un Juis ki s'acomen. av. les crest. [Juitel ms. xive s.], Ars. 3527 f° 3b ds Gdf. Compl.). Orig. incertaine. Peut-être à rapprocher, avec l'a. fr. chas « corps de bâtiment » (v. Gdf. ; FEW, t. 2, p. 316a ) et l'a. prov. cas « caisson, ballot » (1467 ds Pansier t. 5, p. 167), du lat. class. capsus « caisse (d'une voiture), sorte de cage » d'apr. le sens de « bulle » attesté au iiie s. (Apicius ds TLL s.v., 363, 54) à partir duquel l'idée de petit objet creux, puis de cavité, se serait dégagée. La forme chaas, bisyllabique dans deux de ses attest. du xiiie s. (supra et Tournoiement d'Enfer, éd. Långfors, v. 1401 ds Romania, t. 44 : Par le chaas d'une aguille), reste inexpliquée mais pourrait être un équivalent prosodique de chasse « chas » (2 ex. de G. Le Clerc ds T.-L.), ce dernier mot étant parfois lui-même trisyllabique (cf. T.-L.), peut-être d'apr. de nombreux mots commençant par chaa- ; cf. aussi l'hésitation entre chastëé et chaasté (T.-L.). Un étymon *cavaceum (EWFS2 ), adj. substantivé dér. du lat. cavum « trou, cavité » (v. cave) ne peut expliquer ni le fr. ni le prov. cas, caus, le v placé entre deux -a- ayant dû régulièrement se maintenir.