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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Ca 1200 « bien fourni de chair, musclé » (Roman de Renart, éd. Martin, X, 9378 : de ma pate, que je ai fort et charnue et plate);
2. 1542 « à la pulpe épaisse » (Du Pinet, Pline, XV ds Hug. : Olives fort charnues). D'un lat. pop. *carnutus (REW3, n° 1705; Dauzat 1973; Bl.-W.5 ; EWFS2 ) dér. de caro (v. chair) postulé par l'a. prov. carnut (2e moitié xive s. ds Rayn.), l'ital. carnuto (attesté dep. le xive s. ds Batt.) et l'esp. carnudo (attesté dep. fin xve s., Cor., s.v. carne).