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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Début xiie s. chalur (du soleil) « état de la matière qui se traduit par une température élevée » (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, Paris, 1876, XVIII, 6); 1606 les grandes chaleurs « l'été » (Nicot);
2. ca 1220 « sensation comparable à celle que produit un corps chaud, éprouvée dans des malaises physiques » (Pean Gatineau, Vie de S. Martin, éd. Söderhjelm, 8334 ds T.-L.);
3.
a) 1387-91 art vétér. « période des amours » (G. Phébus, Le Livre de la Chasse, ms B.N. fr. 7098, Paris, éd. J. Lavallée, 1854, 1, 11 ds Remig., p. 55); 1561 être en chaleur (Du Fouilloux, Traité de Venerie, 17, 42, ibid.);
b) 1573 « ardeur des sens » (Du Puys, Dict. fr.-lat. : « se dict des bestes femelles [...] quand on leur faict venir le désir de la compaignie du masle pour engendrer »); qualifié de « vx » ds Pt Rob. ;
4.
a) 1549 « vitalité, élan naturel, enthousiasme » (Est. : La chaleur de la jeunesse est refroidie);
b) début xviie s. « emportement, vivacité » (D'Aub., Trag., V ds Godefroy, Lexique comparé de la lang. de Corneille et de la lang. du XVIIe s., Paris, 1862, t. 1, p. 112);
c) 1779 B.-A. chaleur d'exécution (Le Visionnaire ou Lettres sur les ouvrages exposés au Salon, Amsterdam, I, p. 26 ds Brunot t. 6, p. 791). Empr. au lat. calor, -is attesté au sens 1 dep. Ennius ds TLL s.v., 180, 2 spéc. en parlant du soleil (Lucrèce, ibid., 180, 44) fréquemment au plur. (ibid., 180, 6, 7); au sens 2 ier s. av. J.-C. (Sulpicia ds Tib., 3, 17, 2, ibid., 181, 29); au sens d'« ardeur, zèle, impétuosité » (Ovide, ibid., 181, 42); en partic. en parlant de la jeunesse (Celse, ibid., 181, 78).