« Chien à trois têtes qui gardait la porte des enfers » d'où xvie s. « gardien intraitable » (Marg. de Valois, Mém., an. 1576 ds Gdf. Compl. : Les cerberes que l'on avoit mis a ma porte); 1668 (La Fontaine, Fables, III, 18 ds Littré : Que ce chat exterminateur, Vrai cerbère, était craint une lieue à la ronde); 1690 (Fur. : On appelle figurement & par exaggeration un Suisse ou un Portier trop rebarbatif, un Cerbere). Empr. au lat. Cerberus, nom du chien à trois têtes qui gardait la porte des enfers (Cicéron ds TLL s.v., 332, 46), lui-même empr. au gr. κέρϐερος (Hésiode ds Liddell-Scott).