A. Ca 1220 quas « circonstance » (G. de Coincy, Mir. N-D 189, éd. V.F. Koenig, t. 4, p. 38); av. 1404 en tout cas loc. adv. « de toutes façons, quoi qu'il arrive » (Froissart, II, II, 4 ds Littré); 1545 en aucun cas « en aucune façon » (Du Fail, Propos rustiques, p. 28 ds IGLF Litt.);
1. 1300 par cas « par hasard » (N. Bozon, Proverbes, éd. A. Ch. Thorn, 55, 8);
2.
a) 1353 ou calz que « s'il arrivait que » (R. II, 143, 6 ds Morlet, p. 358); av. 1404 au cas que (Froissart, I, I, 151 ds Littré); 1354 en cas que (ds Du Cange t. 1, p. 499 a); d'apr. Bouhours, Rem. sur la lang. fr., Paris, 1676, p. 344 on dit aussi bien au cas que que en cas que, mais avec un subst. on dit toujours en cas de; 1890 au cas où (DG); en-cas* subst.;
b) 1531 en partic. « malheur, accident funeste » (Pierre-fleur, Mém., éd. L. Junod, Lausanne, 1933, p. 49) — 1759, Rich. d'apr. FEW t. 2, p. 480 b; cf. 1549 cas de malheur (Est.).
B. [Ca 1261 cas « affaire, besogne » (Rutebeuf, Mir. Théophile, éd. E. Faral, 578); 1539 grand cas « événement important » (Marot, Epigr., 4 ds Hug.) — 1771, Trév.]; 1537 faire cas de « donner de l'importance à » (B. de Castillon, Courtisan, trad. J. Colin, 30 — J. Longis et V. Certenas — ds Quem. Fichier); 1585 faire peu de cas de (Du Fail, Contes d'Eutrapel, t. 2, p. 60 ds IGLF); av. 1544 désigne le sexe (Marot ds A. Delvau, Dict. érotique mod., Bâle, s.d., p. 83).
C.
1. Spéc. dr. 2e quart xiiie s. cas « affaire, délit » (Gerbert de Montreuil, Perceval, éd. M. Williams, 9934); le sens de « crime » est attesté jusqu'en 1694 (Ac.) ;
a) « délits justiciables devant certaines juridictions » 1549 cas privilégié (Est.); 1611 cas royaux (Cotgr.);
b) 1606 relig. cas de conscience (Régnier, Sat. VIII, 2); 1835 lang. cour. « scrupule » (Ac.) ;
2. av. 1778 méd. (J.-J. Rouss. ds Lar. 19e : cas de dyssenterie);
3. 1883 « pers. qui se singularise » supra ex. 18. Empr. au lat. class. casus, part. passé substantivé de cadere « tomber », proprement « chute », d'où « arrivée fortuite; circonstance, hasard », spéc. « accident fâcheux, malheur ».
1. 1300 par cas « par hasard » (N. Bozon, Proverbes, éd. A. Ch. Thorn, 55, 8);
2.
a) 1353 ou calz que « s'il arrivait que » (R. II, 143, 6 ds Morlet, p. 358); av. 1404 au cas que (Froissart, I, I, 151 ds Littré); 1354 en cas que (ds Du Cange t. 1, p. 499 a); d'apr. Bouhours, Rem. sur la lang. fr., Paris, 1676, p. 344 on dit aussi bien au cas que que en cas que, mais avec un subst. on dit toujours en cas de; 1890 au cas où (DG); en-cas* subst.;
b) 1531 en partic. « malheur, accident funeste » (Pierre-fleur, Mém., éd. L. Junod, Lausanne, 1933, p. 49) — 1759, Rich. d'apr. FEW t. 2, p. 480 b; cf. 1549 cas de malheur (Est.).
B. [Ca 1261 cas « affaire, besogne » (Rutebeuf, Mir. Théophile, éd. E. Faral, 578); 1539 grand cas « événement important » (Marot, Epigr., 4 ds Hug.) — 1771, Trév.]; 1537 faire cas de « donner de l'importance à » (B. de Castillon, Courtisan, trad. J. Colin, 30 — J. Longis et V. Certenas — ds Quem. Fichier); 1585 faire peu de cas de (Du Fail, Contes d'Eutrapel, t. 2, p. 60 ds IGLF); av. 1544 désigne le sexe (Marot ds A. Delvau, Dict. érotique mod., Bâle, s.d., p. 83).
C.
1. Spéc. dr. 2e quart xiiie s. cas « affaire, délit » (Gerbert de Montreuil, Perceval, éd. M. Williams, 9934); le sens de « crime » est attesté jusqu'en 1694 (Ac.) ;
a) « délits justiciables devant certaines juridictions » 1549 cas privilégié (Est.); 1611 cas royaux (Cotgr.);
b) 1606 relig. cas de conscience (Régnier, Sat. VIII, 2); 1835 lang. cour. « scrupule » (Ac.) ;
2. av. 1778 méd. (J.-J. Rouss. ds Lar. 19e : cas de dyssenterie);
3. 1883 « pers. qui se singularise » supra ex. 18. Empr. au lat. class. casus, part. passé substantivé de cadere « tomber », proprement « chute », d'où « arrivée fortuite; circonstance, hasard », spéc. « accident fâcheux, malheur ».