[Indirectement attesté par son dér. a. fr. canivet « petit couteau », 2e moitié du xiie s. (Lai du Cor, 292 ds T.-L.); ca 1165 (Chr. de Troyes, Philomena, 846, ibid.)]; 1441-42 quenif (A. M.-et-L., E 43, f° 34 ds Gdf. Compl.); 1611 canif (Cotgr.). Prob. issu de l'a. b. frq. *knif (REW3, n° 4723; De Gorog, n° 212; FEW t. 16, p. 337) que l'on peut déduire de l'a. nord. knîfr « couteau » (d'où l'ags. tardif cnīf [angl. knife]). Étant données l'ancienneté et l'aire géogr. des mots fr., l'hyp. d'un empr. au frq. semble préférable à celle d'un empr. soit à l'ags. ou à l'a. nord. (DIEZ5 , p. 539; Dauzat 1968; EWFS2, 1re hyp.), soit au m. néerl. (EWFS2, 2e hyp.).