1. Av. 1571 camarade subst. fém. « chambrée de soldats » (Carloix, VI, 46 ds Littré et Hug. : Comba fut pris en la maison d'une vieille qui blanchissoit le linge de sa camarade, qu'il nommoit ainsi à l'hespaignol) — 1636 (Monet);
2. 1587 camarade subst. masc. ou fém. « qui fait ou subit qqc. avec et comme une autre personne », d'abord milit. (F. de La Noue, Discours politiques et militaires, 296 [à propos de soldats d'infanterie espagnole] ds Littré et Schmidt, p. 83); 1869 spéc. pol. (F. Coppée, Grève des Forgerons, I, 208 ds Dub. Pol., p. 235). Empr. à l'esp. camarada, attesté aux sens 1 et 2 (« chambrée » dep. 1555, Villalón d'apr. Al. ; « qui fait ou subit qqc. avec et comme une autre personne » dep. 1592, Eguiluz, ibid.), dér. de cámara (chambre*). L'ital. camerata (« chambrée » dep. la 2e moitié du xvie s., G.P. Maffei ds Batt. ; « compagnon d'armes » dep. le xviie s., Lippi, ibid.) a prob. influencé la forme camerade qui a vécu en fr. aux xvie -xviie s.
2. 1587 camarade subst. masc. ou fém. « qui fait ou subit qqc. avec et comme une autre personne », d'abord milit. (F. de La Noue, Discours politiques et militaires, 296 [à propos de soldats d'infanterie espagnole] ds Littré et Schmidt, p. 83); 1869 spéc. pol. (F. Coppée, Grève des Forgerons, I, 208 ds Dub. Pol., p. 235). Empr. à l'esp. camarada, attesté aux sens 1 et 2 (« chambrée » dep. 1555, Villalón d'apr. Al. ; « qui fait ou subit qqc. avec et comme une autre personne » dep. 1592, Eguiluz, ibid.), dér. de cámara (chambre*). L'ital. camerata (« chambrée » dep. la 2e moitié du xvie s., G.P. Maffei ds Batt. ; « compagnon d'armes » dep. le xviie s., Lippi, ibid.) a prob. influencé la forme camerade qui a vécu en fr. aux xvie -xviie s.