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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Fin xiiie s. [date de l'œuvre] « cercle gradué servant à mesurer la hauteur du soleil ou d'une étoile » (Jean Chapuis, Tresor, éd. M. Méon, Rose, t. III, p. 394 [v. E. Langlois, Les mss du Roman de la Rose, p. 61] : Tu es le cadran et l'equerre De la divine vision); xiiie s. au propre quadrant (Hyst. du bon roy Alix., Mus. Brit., R.D. 1, f° 9a , ibid.) — 1431 (Laborde, Les ducs de Bourgogne, n° 918 dans Gay);
2.
a) 1340 « surface portant des divisions correspondant aux heures du jour et sur lesquelles le soleil vient projeter l'ombre d'un style » (d'apr. FEW t. 2, 2, p. 1392a, s.v. quadrans); cf. 1356 (Mandev., ms. Did., f° 24 r° dans Gdf. Compl.);
b) 1443 « plaque circulaire dans les montres, les horloges où sont marquées les heures et les minutes » (Compte, S. Amé, A. Nord, ibid. : Le quadran dudit orloge); d'où
3. p. anal.
a) av. 1589 cadran de la mer « boussole » (Palissy, 132 dans Littré); d'où « surface plane, divisée et graduée » baromètre à cadran (Lar. 19e) ;
b) 1777 agric. « série de fentes dans les vieux arbres partant du centre » (Encyclop. Suppl. t. 3, p. 836a, s.v. maladie). Empr. au lat. class. quadrans « quart (de l'as) » désignant une mesure de poids, de longueur, de temps; réinterprété tardivement par fig. étymol. pour désigner un cadran solaire de forme carrée.