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Voir également: bref, brève, adjectif  bref, nom masculin 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I.— Adj.
1.
a) ca 1040 « de peu de durée » (Alexis, éd. G. Paris & L. Pannier, 110c : Bries est cist siecles);
b) peu av. 1200 brieve oroison « id. (en parlant du discours) » (La Première Continuation de Perceval, I, 6867 dans IGLF Litt.); d'où fin xve s. être bref « faire ou dire, vite » (G. Coquillard, Poésies, ibid.);
2. 1115-30 « petit » brieve figure (Ph. de Thaon, Bestiaire, 1038 dans T.-L.);
3.
a) 1549 terme de prosodie (Du Bellay, Deffense et Illustration de la lang. fr., p. 269 dans IGLF Litt.); d'où
b) 1680 subst. fém. brève « syllabe brève » (Rich.) [Les formes bref, brève et brief, briève sont encore en concurrence au xvie s.; bref, brève l'emporte au xviie s. et dès Rich. 1680 la plupart des dict. ne mentionnent plus brief, briève que pour le vocab. de la justice, en partic. dans l'expr. bonne et briève justice].
II.— Adv.
1. 1re moitié xiiie s. « dans peu de temps, bientôt » surtout dans les loc. a bref, de bref ou en bref (Aumeri, Passion Ste Catherine, 445 dans T.-L.), la loc. en bref est qualifiée avec ce sens de « vieux mot dont on ne se sert plus » dans Trév. 1704;
2.
a) 1403 en brief « en peu de mots » (Chr. de Pisan, Livre du chemin de longue estude, 1367 dans Gdf. Compl.); fin xve s. en début de phrase « en résumé, enfin » (G. Coquillard, Poésies, I, 196 dans IGLF Litt.);
b) ca 1450 brief en début de phrase « en résumé, enfin » (Myst. du Vieil Testament, IV, 103, ibid.). Déconseillé par Vaugelas (Rem. sur la Lang. fr., éd. Streicher, Paris, Droz, 1934, p. 31), l'adv. s'est pourtant imposé au xviie s. (Brunot t. 4, p. 751). I de l'adj. lat. class. brevis, -e attesté au sens gén. de « petit, court » dep. Pacuvius (TLL s.v., 2182, 79, en parlant d'une partie du corps), qualifie ce qui est de peu de durée (Plaute, ibid., 2172, 39) et en partic. les écrits ou les discours (Id., ibid., 2176, 41), attesté comme terme de prosodie (Lucilius, ibid., 2178, 57 : brevis syllaba) ainsi qu'à l'emploi substantivé pour désigner une syll. brève (Cicéron, ibid., 2178, 67). II du même adj. lat. brevis, -e, attesté notamment dans les expr. in breve tempus (Térence dans TLL s.v., 2173, 19) et ad breve tempus (Cicéron, ibid., 2173, 22) au sens de « en peu de temps », souvent réduites à in brevi (Pseudo Cicéron, ibid., 2174, 8) et à ad breve (Suétone, ibid., 2174, 23); in breve au sens de « en peu de mots, en résumé » est attesté dep. Horace (TLL s.v., 2177, 77).