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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) 1174 bufee « souffle d'air (de vent généralement) qui arrive par intervalles », ici « bourrasque », emploi par image (G. de Ponte-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 2830 : [En parlant des évêques qui n'osent pas encourir la colère du roi, lorsque celui-ci attaque l'Église] Mais n'osent la bufee plus que le ros atendre); mil. xiiie s. boufee (Anc. pères, Ars. 3527, f° 182 b dans Gdf. Compl.), se dit aussi « du feu, de la fumée, et des maladies qui ne durent pas » (Fur. 1690);
b) av. 1696 « accès subit, passager (de sentiments, de disposition d'esprit) » (Sévigné, 188 dans Littré : cette bouffée de philosophie que vous me vîntes souffler);
2. spéc. 1704 péj. « souffle qui sort de la bouche par intermittence » (Trév.). Dér. de bouffer* étymol. 1 a et b; suff. -ée*.