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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) Mil. xiie s. « protubérance, déformation » (Charroi de Nîmes, éd. R. Van Deyck — Textes et traitement automatique — 145);
b) fin xiiie s. « enflure due à un choc » (J. de Meung, Rose, ms. Dijon 526 var. note 11222-23, éd. E. Langlois, t. 3, p. 315);
2.
a) 1174-1184 « gibbosité » (Chr. de Troyes, Perceval, éd. W. Roach, 4635);
b) 1690 « protubérance normale chez certains animaux (chameaux, dromadaires) » (Fur.);
3.
a) 1409-10 technol. « saillie sur une surface plane » (Comptes de la fabrique de St Pierre, Archives Aube G 1559, f° 128 r° dans Gdf. Compl. serrure a bosse);
b) 1558 archit. bosse ronde (Comptes des bâtiments du Roi, p. 352 dans IGLF Techn.). Issu d'un type *bottia d'orig. obsc. (FEW t. 1, p. 467a), qui est postulé par l'ital. boccia « bouton de fleur » (DEI, s.v. boccia 3) et l'a. prov. bossa « bosse, tumeur » (Rayn.); l'hyp. d'un étymon frq. *bottja « pousse » (EWFS2 . Gam. Rom.2 t. 1, p. 335) dér. du frq. *bōtan « frapper, battre » (v. bouter) semble à écarter étant donné l'existence du roumain bot « boule » (v. aussi Cioranescu, Diccionario etimologico rumano, Madrid, 1966); l'hyp. d'une forme *buttia (D. S. Blondheim dans Romania, t. 39, p. 147) en rapport avec le b. lat. buttis « sorte de récipient » n'est à retenir que pour le franco-prov. bosse « sorte de fût » (cf. Pat. Suisse rom., s.v. bŏsa) et le terme d'artill. désignant une grenade incendiaire constituée d'une boule de verre emplie de poudre (1694, Corneille).