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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1537 bozel (D. de Sagredo, Raison d'architecture antique, extraicte de Victruve et aultres architecteurs, nouvellement traduit d'espaignol en francoys à l'utilité de ceulx qui se délectent en édifices, 13 r d'apr. M. Cagnon et S. Smith dans Cah. Lexicol., t. 18, p. 101); 1545 bossel (Van Aelst, Reigles génér. d'archit., 3 v° dans Barb. Misc. 1, n° 14); 1590 bosel (Du Bartas, 2e Semaine, 4e Jour, la Magnificence, p. 369 dans Hug.). Empr. à l'esp. bocel « moulure lisse de forme cylindrique », attesté dep. 1536 (date de la 1re éd. de l'ouvrage de Sagredo, original de la trad. fr. citée ci-dessus), d'apr. M. Cagnon et S. Smith, loc. cit. La graphie en -z- s'explique par le fait qu'en esp. z se prononce comme c devant e et i, c'est-à-dire à peu près comme -ss- fr., ce qui explique également la graphie bossel. L'esp. bocel est empr. au cat. bocell « id. » (dep. 1412-24 dans Alc.-Moll), d'orig. incert., peut-être empr. à un a. fr. *bossel, m. fr. bousseau « moulure saillante » (1351 dans Gay), dér. de bosse1 * (v. Cor., s.v. bocel). La plupart des étymologistes (Barb. Misc 1, n° 14; Dauzat 1968; EWFS2 ; DEI ; Hope, p. 165), n'ayant pas connaissance de la 1re attest. fr., donnent bosel comme empr. à l'ital. bozzello « id. » (dep. le xvie s. d'apr. DEI).