Ca 1900 d'apr. Dauzat, Notes étymol. et lex. dans Fr. mod., t. 8, pp. 13-14); 1912 pop. (cité dans Esn.). Prob. dér. en -ard* du rad. onomatopéique bob- exprimant le mouvement des lèvres, d'où la moue, la bêtise; à rattacher à l'a.fr. boban « vanité » (xiie s. dans T.-L.), bober « tromper » (xiiie s., ibid.), bobert « présomptueux, sot » (xiiie s., ibid.), m.fr. bobeau « mensonge », xvie s. dans Gdf., mots qui ont largement survécu dans les dial. (Dauzat, loc. cit.).