Ca 1130 (Pélerinage de Charlemagne, éd. E. Koschwitz, 354). Du fait que certains dial. gallo-rom. (wallon, lorr.; franco-prov.; v. FEW t. 15, 1, p. 117a et aussi Pat. Suisse rom.) de même que plusieurs formes du nord de l'Italie (FEW, loc. cit., REW3, n° 1120) supposent clairement un prototype *bisia, on peut supposer comme base commune un germ. *bîsjō « vent du nord-est », à rapprocher de l'a.sax. bīsa, a.h.all. bǐsa, m.h.all., n.h.all. bīse (Kluge20). Cette hyp. paraît préférable à celle d'un empr. à un a.b.frq. bîsa (EWFS2, Bl.-W.5 ). Un lat. médiév. biza « bise » est attesté dès 768 par Aetius Ister (ds Mittellat. W. s.v., 1486, 38), v. aussi Bambeck, n° 6.