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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1204 « prix que l'on reçoit pour avoir battu le grain » (Reclus de Molliens, Charité, éd. Van Hamel, 57 b, 9 dans T.-L. : Prestre, tu ies batere en aire, Por le grain de le paille traire; Si rechevras te baterie, Se ton labour fais a diu plaire), attest. isolée.
1. xve s. artill. « réunion de plusieurs bouches à feu destinées à battre une position ennemie » (Comm., II, 13 dans Littré : On n'y povoit faire nulle batterie [élever une batterie de canons]); 1835 « compagnie d'artillerie et son matériel » (Ac.) ; p. ext. 1559 « moyen qu'on emploie pour réussir à qqc. » (Amyot, Caesar dans Gdf. Compl.);
2.
a) 1294 « ensemble des ustensiles en métal battu dont on se sert pour la cuisine » (Peage de Dijon, B.N. 1. 9873, f° 23 v° , Ibid. : Trousseaux de la batherie);
b) 1820 phys. « réunion d'éléments générateurs de courant électrique » (Hugo, Le Conservateur litt., 9, 375 dans Quem. : Il en est de deux hommes de génie, comme des deux fluides sur la batterie ; il faut les mettre en contact pour qu'ils vous donnent la foudre);
3.
a) 1680 baterie de tambour (Rich.);
b) av. 1650 mus. « manière de jouer de la guitare en battant les cordes au lieu de les pincer » (Desc., Musique dans Littré); av. 1788 « suite de notes détachées en arpèges » (Buff., Rossignol dans Rob.);
c) 1936 batterie de jazz (Catal. Couesnon, p. 39). Dér. du rad. de battre*; suff. -erie*.