1493 rhetorique batellee (H. de Croy, L'Art de rhet. dans Gdf. : En pareille forme de vers huitains se fait rhetorique batellee, et est dicte batelee pour ce quelle a sa volee de resonance en la finalle sillabe comme dessus elle a ung autre son et raison en la .IIII. sillabe en maniere de batellage); 1534 pic. rithme batelée (Fabri, Rhet., 1, II, f° 6 r° , ibid.), loc. isolées; 1548 ryme batelée (Sebillet, Art poet., II, 15 dans Hug.) procédé considéré comme hors d'usage dep. Fur. Part. passé adjectivé de l'a. fr. batteler, nord de la France, « battre, sonner (les cloches) » 1456 (Hist. des seign. de Gavres, f° 104 r° , Gachet dans Gdf. : Ils feirent batteler les cloches et chanter les loenges de nostre Seigneur) — xvie s. bateler (La Fons, Art. du Nord, p. 105, ibid.), maintenu en dial. rouchi (Hécart); bateler dénominatif de l'a.fr. batel « battant d'une cloche » fin xiie s. (Evrat, Bible, Richel. 12457, f° 105 r° dans Gdf. : Or est li batiaus en la cloche Remis) — fin xiiie s. (B. de Condé, Dits et Contes, éd. Scheler, 161, 255 dans T.-L.), dés. -er, lui-même dér. de battre* (FEW, s.v. battuere, t. 1, p. 292a).
Voir également: batelée, nom féminin