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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
xve -xvie s. bastyon, bastion « ouvrage de fortif. qui fait partie de l'enceinte du corps d'une place » (Auton, Chron., B.N. 5083, f° 55r° dans Gdf. Compl.). Empr. à l'ital. bastione (Kohlm., p. 32; Brunot t. 1, p. 510; Sar., p. 19; Sain. Lang. Rab. t. 1, p. 81; Wind, p. 124; Nyrop t. 1, § 43; Bloch dans R. Ling. rom. t. 11, pp. 328-329; Bl.-W.5 ; Cor. ; REW3, n° 981; DEI ; EWFS2 ) attesté au sens de « fortification » en lat. médiév. (Piacenza) en 1447 (Annal. Placent. apud Murator. tom. 20, Script. Ital. col. 893 dans Du Cange t. 1, p. 600a), dér. de bastia (suff. augm. -one) attesté au même sens, d'abord en lat. médiév. (1238, charte de l'empereur Frédéric II; 1289 à Parme, ibid., p. 599a), part. passé substantivé du verbe bastire (bâtir*) avec amuissement du -t- intervocalique (bastita) propre au domaine septentrional de l'Italie (Cor., s.v. bastión ; FEW t. 15, 1re part., p. 79a). L'hyp. selon laquelle l'ital. bastia serait empr. au m.fr. bastie (O. Bloch dans R. Ling. rom. t. 11, pp. 328-329) est moins probable étant donné la rareté du mot et la date tardive en fr. (1429, Chron. de Louis de Bourbon).