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Voir également: bas, adjectif  bas, nom masculin 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I.— Adj.
A. Par rapp. au niveau atteint dans l'espace :
1. au propre, dans l'espace réel : 1119 « peu élevé, qui a peu de hauteur » (Ph. de Thaon, Comput, 2542 dans T.-L.);
2. au fig., dans l'espace conçu abstraitement (pour exprimer le degré d'intensité, de valeur, etc.) :
a) ca 1175 parole [voix] basse (Chr. de Troyes, Chevalier lion, 6233, ibid.);
b) 1539 « peu élevé (en parlant d'un prix), de peu de valeur » (Est.);
B. Par rapp. à la position occupée dans l'espace :
1. au propre, dans l'espace réel :
a) ca 1170 « situé à peu (ou moins) de hauteur » la teste basse (Chr. de Troyes, Erec et Enide, 5724 dans T.-L.);
b) 1548 géogr. « situé à peu d'altitude » basse Bretagne (N. du Fail, Œuvres facécieuses, Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, Paris, 1874, t. 2, p. 122); d'où
c) 1548 « qui est d'une région peu élevée » bas alemans (Id., op. cit., t. 2, p. 205);
2. au fig., dans l'espace conçu abstraitement :
a) 1120-50 « de position peu élevée dans la hiérarchie sociale » (Gd mal fit Adam, I, 40 dans T.-L.);
b) début xiiie s. « peu élevé dans une échelle de valeurs, vil, méprisable » (Reclus de Molliens, Charité, 70, 11, ibid.);
c) 1694 mus. « grave » (Ac.).
C. Dans le temps :
1.
a) ca 1130 « tardif, avancé » (Pélerinage de Charlemagne, éd. E. Koschwitz, 571) — 1611, Cotgr. ;
b) 1690 hist. bas-empire (Fur.);
2. 1548 « peu avancé, de l'enfance » bas aage d'abord au sens large de « jeunesse » (Amyot, Trad. de Diodore, XVII, 1 dans Hug., s.v. aage).
II.— Adv.
1.
a) Ca 1165 « à un niveau inférieur » ici dans la loc. en bas ([Chr. de Troyes], G. d'Angleterre, 2200 dans T.-L.);
b) ca 1175 « dans un état inférieur » (Chronique Ducs de Normandie, 9837);
2. ca 1165 « à voix basse » (Roman de Troie, éd. L. Constans, 18469 : en parlast ne bas ne haut);
3. à bas av. 1544 « à terre » les robbes a bas (Cl. Marot, Epistre pour un gent. de la court, p. 168 dans Gdf. Compl.);
4. 1548 « à bas prix » (N. du Fail, Contes d'Eutrapel, XXXI, ibid. : revendu bien bas);
5. 1694 mus. « dans un ton grave » (Ac.).
III.— Subst.
a) Ca 1155 « partie basse, partie inférieure de qqc. » (Wace, Brut, 4208 dans Keller, p. 290a);
b) ca 1155 au fig. « état inférieur, situation désespérée » (Id., op. cit., 1607, ibid., p. 201a). Du b. lat. bassus, adj. attesté vers le début du vie s. au sens de « gras, obèse » (Martyrii de B et V, VII, 176, 14 dans TLL s.v., 1778, 10) et dep. le viiie s. au sens de « bas, peu élevé », (CGL t. 4, p. 210, 17). Ce même lat. bassus est déjà attesté comme « cognomen » en lat. class. (TLL s.v., 1778, 29 et sqq.).