A.— Bary- est le calque de l'élément de compos. gr. βαρυ-, qui entre dans la formation d'une centaine de composés gr. où « il présente presque toujours un sens dérivé ou métaphorique » (P. Chantraine, Dict. étymol. de la lang. gr., Paris, Klincksieck, t. 1, 1968, p. 166); certains de ces composés sont passés en fr., soit directement : baryécoïe (Nysten 1814), baryphonie (Ibid.), barythymie (Méd. Biol. t. 1) soit par dér. sur des adj. gr. : baryencéphalie (Ibid.), baryglossie (Ibid.). Dans ces empr., bary- exprime la difficulté, la gêne. Il existe, avec ce sens, un seul composé fr. : barylalie (Ibid.), synon. de baryglossie ; bary-, en tant que var. de baro- n'apparaît qu'à la fin du xixe s. dans barymétrie.
B.— La forme vivante de l'élément de compos. est baro-, prob. formé directement sur le rad. du subst. βάρος « poids, pesanteur ». Les premiers composés sont baromètre et baroscope (1666); barosanème « machine inventée pour savoir la pesanteur du vent » (Trév. Suppl. 1752 et Prév. 1755) n'a pas fait fortune. Noter les récents développements de l'élément de compos., avec un sens plus gén. en biol. et physiologie.
B.— La forme vivante de l'élément de compos. est baro-, prob. formé directement sur le rad. du subst. βάρος « poids, pesanteur ». Les premiers composés sont baromètre et baroscope (1666); barosanème « machine inventée pour savoir la pesanteur du vent » (Trév. Suppl. 1752 et Prév. 1755) n'a pas fait fortune. Noter les récents développements de l'élément de compos., avec un sens plus gén. en biol. et physiologie.